vendredi 12 octobre 2012

Buon Giorno Italia!

Ma nouvelle famille italienne! 
Avec moi à la gauche, puis Lorenza, Flavia, Rossella (Ross), 
Sylvia, Michela et Melissa


Boun giorno Italia!
Pour la saison 2012-2013, je joue pour l’équipe Systema de la ville de Montichiari en Italie, dans la ligue A2.
Le site de la ligue est
Le site de l’équipe est

En haut, Lorenza, Marie-Pier, Sara Menghi, Flavia, Melissa, Sylvia, Michela, puis en bas,
Michela, Serena, Sara, Gorgia, Ross
Remarquez que je suis la seule 
avec un prénom ne finissant pas par "a"

Mon vol est le vendredi 7 septembre à 23h de Montréal. Fidèle à mon habitude, j’ai bien dormi la grande partie du vol direct Montréal-Venise (merci à mon club!). Mais ce sommeil-là, il n’est pas vraiment réparateur, puisque je me réveille toujours avec l’impression d’avoir le cou à 90o. Mais ça a le grand avantage de faire passer le vol plus vite. Samuele, le président de mon club m’attendait, avec son sourire et un peu d’anglais (yééé). En route pour Montichiari, environ 1h30.

Il y a un tournoi de préparation à domicile, donc le soir même, je suis en uniforme! J’ai seulement joué quelques points à la fin de la partie. C’était bien, puisque ça m’a permis de me dégourdir et de briser la glace avec l’équipe. Pour ceux que ça peut intéresser, il n’y a rien de mieux pour se remettre d’un long voyage qu’un peu d’exercice. Ce n’est que mon opinion, mais j’ai vraiment l’impression que le sang se remet à circuler normalement dans les muscles et qu’ils se détendent.

Le lendemain il y a le dernier match du tournoi, et j’ai joué presque 3 sets. Ça s’est relativement bien passé, étant donné la fatigue générale de la nuit sautée et du décalage horaire. La semaine d’entraînement a été très difficile, et j’ai même eu des sautes d’humeur… ouf. Mais toutes les filles sont vraiment gentilles, et les entraîneurs sont vraiment compétents, compréhensifs et plaisants à travailler avec. Il y a aussi deux thérapeutes, deux Marco! Et le team manager, Graziano est super aussi. 
Je vous présente ma coloc, Ivana. Nous sommes devant notre appartement,à l'étage, à la droite de ma tête.
Nous sommes 10 filles à vivre dans cette résidence, à deux par appartement. C’est plaisant d’avoir l’équipe proche comme cela!
 La vue de ma chambre
 J'ai peut-être mis trop de savon...
Je me suis même questionné de la façon dont je devrais ramasser la mousse si elle débordait


Ivana est l’autre étrangère de l’équipe, ma coloc. Elle est Serbe, mais a étudié aux États-Unis. Donc on parle en anglais dans l’appart. Parce que oui, tout le monde parle italien. Quelques personnes parlent anglais, mais la plupart du staff et des filles ne comprennent que quelques mots. Mais le pire, c’est le coach! Les seuls mots anglais qu’il dit c’est « Oh my God », super dramatique. Et les fois où il dit un mot anglais, je crois que c’est un mot italien que je ne comprends pas! Mais sérieusement, même les premiers jours, je n’en revenais pas à quel point je réussissais à comprendre le sens des phrases. Tellement de mots similaires au français. Sans parler des structures de phrases et des conjugaisons qui sont aussi si similaires. Mais en plus, c’est plus facile parce qu’en général les mots féminins finissent en « a », masculins en « o », et pluriels respectivement en « e » et en « i ». La raggazza, le raggazze, il raggazzo, i raggazzi. La fille, les filles, le garçon, les garçons. Et pour dire allons-y les filles, c’est andiamo raggazze! Et pour dire blonde et chum aussi, c’est le même mot. 
 Leçon d'italien dans le bus
Sujet              Andare                    Aller
io                    vado                        vais
tu                     vai                           vas
lui, lei               va                            va
noi                 andiamo                  allons
voi                   andate                     allez
loro                  vanno                      vont

Mais dans l’usage courant et même dans l’écriture, ils n’utilisent pas le sujet, puisque c’est évident en raison de la conjugaison différente pour chacun des sujets.

Montichiari est une petite ville d’environ 23 000 habitants dans le nord de l’Italie, à 50 km de Vérone, entre Milan et Venise. Monte est mont, monti, monts; chiaro est clair, et vous avez compris j’en suis certaine, chiari est clairs. Donc j’habite à Monts-Clairs. Décidemment, j’ai un faible pour les montagnes. Après Montréal, Val-de-Travers, puis Montichiari. (ok, il y a Winnipeg qui devrait entré là-dedans…) Le centre-ville (centro) de Montichiari est tout petit, mais très chaleureux, avec une grande rue pavée avec une église, puis un château tout neuf, fini de construire en 1904. Les filles m’ont amenée la première soirée pour manger un gelato. Miam. 

 Sortie la première soirée pour un gelato! Ça commence bien!
Les deux garçons sont les chums de Flavia et Ross, 
Alesso et Luca 
 
Vue de Montichiari par une fenêtre du château
 
Petite ruelle... sans issue, mais cute!


La première fin de semaine a été libre au complet, je crois en partie à cause de Ivana et moi, qui étions très fatiguées. Toutes les filles en ont profité pour retourner chez elles. Donc Ivi et moi étions seules, avec la voiture Clio. Personnellement, je préfère l’appeler Piece-of-shit, mais enfin, ces deux mots sont devenus synonymes pour nous. Pour la déverrouiller, il faut appuyer sur la manette, mais d’une certaine façon et dans un angle précis (que j’ai trouvé et confirmer 3 semaines plus tard). Donc pour barrer et débarrer la voiture, il faut prévoir 5 minutes. Ensuite, la marche arrière, se met en soulevant le truc en plastique autour du levier de vitesse. Merci aux deux gars qui nous ont aidées. Je crois qu’ils n’étaient pas certains si c’était sécuritaire que nous partions seules Ivana et moi. Je crois qu’ils doutaient de mes talents de conductrice. Ces derniers, bien que suffisants, n’ont pas empêché la voiture de s’arrêter au milieu d’une rue principale (mais peu passante) parce qu’il n’y avait plus d’essence. On a poussé la voiture sur le côté, pas trop loin, puis on a cherché une station d’essence. Mais les stations sont fermées toute la fin de semaine! C’est nous, les stations d’essences sont la ressource numéro 1 en cas d’urgence… gaz, chemin, toilette! Ici, fermées 2 jours sur 7! Mais c’est libre service. Et là, je dois avouer que je n’ai pas été très brillante, mais je mets cela sur la faute de la première semaine en pays étranger et langue étrangère… Nous n’avions pas de contenant, de bidon pour mettre l’essence. Le thérapeute est arrivé avec deux bouteilles de 2 litres d’eau. J’aurais dû penser à ça. Enfin, il nous a montré que la voiture fonctionnait à deux types d’essence, soit l’essence normale, dérivée du pétrole, et le GPL, qui est un mélange de propane et de butane. On peut choisir le mode que l’on veut que la voiture utilise. Et les indicateurs du niveau des deux carburants sont brisés. J’ai mentionné que c’est une vieille voiture? 
 
 Ivana qui pousse la voiture! Le plus drôle, c’est qu’on a pris cette photo, avant de tomber en panne 
(quand on ne savait pas comment mettre la marche arrière)

La clio mauve, c'est notre sweet ride! La dame doit mettre le GPL dans la voiture. Pas de libre service pour ce mode de propulsion. Marco, notre salvateur! Aussi, il est possible de laver sa voiture avec le "récent" modèle de brosse orange à l'arrière.

Le lendemain, remises de nos péripéties avec la voiture, on tente notre chance encore et on décide de se rendre à Sirmione, une ville sur la presqu’île du Lago di Guarda. C’est vraiment une petite ville charmante, mais bondée de touristes et de restaurants qui vendent de la crème glacée italienne, oui, je parle ici de gelati(pluriel)! Je suis assez influençable quand on parle de consommation, mais c’était tout qu’un défi de ne pas avoir un cornet à la main. Tout le monde, vraiment, avait un gelato! Je me suis sacrifiée pour mieux me fondre dans la masse et m’imprégner de la culture!

 Restaurant à Sirmione, une presqu'île du Lago di Garda
 Allo! Je suis parmi les touristes. 
Remarquez la gelateria à gauche...
 Sur le bord du lac
 Plus jamais de questionnement au niveau 
des quantités pour le spaghat!
 Le château de Sirmione avec les Soeurs 
qui profitent aussi de la vue

La semaine d’entraînement s’est bien passée, et l’équipe a organisé plusieurs parties amicales, pour mieux se préparer pour la saison. Aussi, nous avons déjà joué nos parties de la Coupe d’Italie, Copa d’Italia. Le premier match, je n’ai pas pu jouer en raison de mon transfert qui devait être approuvé par moi, mon équipe, la fédération de volley canadienne, italienne et internationale. C’est celle internationale qui n’avait pas donné son accord pour tous les joueurs provenant des Amériques de jouer avant le 15 octobre. Et bien j’imagine qu’ils ont plusieurs, plusieurs demandes, puisque la semaine suivante je pouvais jouer! Yééé! Mais nous avions perdu le premier match en 3 sets, et nous devions gagner en 3 sets aussi le match retour (à domicile) puis gagner le « golden set », pour gagner la série. Nous avons perdu en 4 sets. Notre jeu était plutôt décousu, et manquait de conviction par moment. Malgré la défaite, je dirais que notre équipe est bonne, avec plusieurs bonnes joueuses. Je commence à avoir une idée du niveau de la ligue, et je crois sincèrement qu’on peut avoir beaucoup de succès. Il faut juste améliorer notre défensive et stabiliser notre offense en transition.


 Conférence de presse pour annoncer notre principal commanditaire, Systema, d'où le nom de notre équipe
 On est complètement melanzana!
Melanzane alla Parmigiana... 
Au niveau des valeurs nutritives, je ne veux même pas savoir...
 Marciello qui nous fait son risotto! Ça c'est une poêle! Les 4 ronds de gaz sont allumés.

 Souper à l'ouverture du club Theatro, à Desenzano, une autre belle ville sur le bord du Lago di Guarda
 Tour de Lotto, notre commanditaire pour les vêtements de sport. Là, ils conçoivent les modèles de souliers pour 2014.
 Je suis avec Guido Caccamo, mon agent qui m'a trouvé cette merveilleuse équipe pour laquelle jouer cette saison. Avec Ivana, nous sommes allés souper après notre première victoire au premier match de la ligue. De belles choses à fêter, et ce n'est que le début de mon aventure ici, en Italie!

samedi 22 septembre 2012

L'été 2012, famille et amis en 1er

Bonjour!
Avant de vous parler de mes premières semaines en Italie, voici les 5 derniers mois résumés.

La saison professionnelle a pris fin le 1er avril l’an dernier. J’ai ensuite eu 1 semaine de congé avant le court mais important camp d’entraînement avant le tournoi de qualification pour les Olympiques de Londres. Je n’ai pas fait partie de l’équipe qui s’est rendue à cette qualification. Et l’équipe ne s’est pas qualifiée pour les Jeux. J’ai donc eu 4 autres semaines de congé à Québec et à Montréal. J’ai beaucoup apprécié le temps pour voir ma famille et mes amis. Je pouvais enfin prendre le temps de faire des trucs à la maison, relaxe! J’ai aussi passé par une petite crise de remise en question à propos du volley-ball. À 26 ans, diplôme inutilisé, famille et amis toujours loin, couronné d’un échec (ne pas avoir voyagé avec l’équipe, et elle ne s’est pas qualifiée), ça fait réfléchir…

Mais je me suis quand même présentée à la sélection de l’équipe nationale canadienne pour l’été 2012. Puisque les Jeux étaient cet été, l’équipe se prépare déjà pour les prochains, soit Rio de Janeiro au Brésil en 2016. Nous sommes donc à l’année 0, la 4e étant l’année olympique. Disons que c’est du long terme. Mais il est important de solidifier l’équipe dès le début. Il y a plusieurs vétérantes qui ont pris leur retraite. Donc plusieurs nouveaux visages, et l’équipe s’est entraînée pendant 4 semaines à 32 athlètes, après une sélection à 54 athlètes. Ça fait beaucoup de joueuses! Je trouve ça tellement beau à chaque fois, tout ce monde qui se rassemble pour vivre leur passion à un plus haut niveau et avec un désir de s’améliorer et de se pousser plus loin.

 Les 4 Québécoises sur l'équipe nationale 2012, à côté de moi, Marie-Sophie Nadeau, Janie Guimond puis Vicky Savard
 On fait du n'importe quoi souvent avec Vicky! J'aime ça.
Mariage de Tiffany et de Gavin Little. 
Tellement réussi et plaisant! Merci!
Deux magnifiques demoiselles d'honneur, Britney Page 
et Julie Young (Joueuses de volley aussi!)
J'ai joué avec Tiff et Julie sur l'équipe juvénile nationale, à 15 ans.
 Fête de Canada avec Janie!

Après 4 semaines, les joueuses ont été choisies pour participer au seul tournoi de l’été, la Coupe Panaméricaine (au Mexique à Juarez). Yéééé pour moi! Mais plusieurs ont été déçues, comme moi à (beaucoup) d’autres occasions. Mais il faut comprendre que ce n’est pas le hasard qui fait pencher la décision, c’est la façon dont chacune s’est préparer, a pratiqué, a joué.
Tu crées ta propre occasion.

Au tournoi, nous avons terminé 7e, derrière Puerto Rico. Cela ne nous qualifie donc pas pour le Grand Prix, un tournoi qui regroupe toutes les zones, et pas seulement l’Amérique. C’est décevant, et ça laisse un goût amer, un sentiment différent de non-accomplissement. Nous avons joué super bien quelques parties, mais plutôt mal certaines autres. La constante est clef dans ce genre de tournoi, à 9 parties en 10 jours. Aux Olympiques, il y a beaucoup de discipline qui ne sont qu’un instant. Quelle pression sur l’athlète de faire sa meilleure performance à ce moment précis. Il y a tellement de choses qui peuvent influencer ce moment, importantes ou bien juste anodines. Au volley-ball, comme la majorité des sports d’équipe, ce sont des tournois. Toutes les parties sont importantes puisqu’elles te positionnent dans le groupe, peut-être te donnant éventuellement un adversaire moins fort. Donc au tournoi, nous avons gagné en ronde préliminaire contre Cuba. C’était gros! Elles étaient premières de notre groupe, mais à cause de leur défaite contre nous, elles ont fini 2e. Vraiment un match magique, ou je me sentais sur le terrain comme si toute ma vie avait été faite pour ce moment. Mais après, nous avons gagné difficilement contre le Costa Rica. Bref, nous devons trouver une façon de jouer et savoir la conserver.

 Séance photo avant le match? 
Pourquoi pas... mais vite, ça fait pas trop sérieux... :)
Hymne nationale, toujours aussi émouvant
 Les fusils, et l'attitude qui va avec!
Yaaaa! Mon premier match de ce tournoi, contre les Dominicaines, qui ont leurs joueuses qui participeront aux Olympiques moins de 3 semaines après.

 On a quand même pris le temps d'aller à un marché mexicain où il y avait plein de trucs à vendre... Diane Scott et moi avons eu un faible pour ces masques... :)
 Et on a toutes acheté une paire de lunette à 4$, 
mais ça nous a pris au moins 20 minutes d'essayage! 
Et ce n'est pas celle-là que j'ai choisie!

Après ce tournoi, Janie (qui était aussi au tournoi!) et moi sommes allées… À Las Vegas! Pour expliquer comment ce voyage s’est passé, je dirais que notre plus longue nuit a été de 5 heures! Nous avons aussi été voir Céline Dion, où j’ai pleuré presque tout le long, et ne me demandez pas pourquoi. Je crois que c’est son interprétation qui est juste vraiment émouvante. Aussi, la dernière soirée, où la fatigue était à son plus haut, nous avons été voir O, le Cirque du Soleil. J’ai honte. J’ai honte parce que j’étais tellement fatiguée que je cognais des clous pendant le spectacle. Ma réaction physiologique n’a aucun lien avec le spectacle, qui était très beau et majestueux. Mais juste au fait que, une fois assise, mon corps s’est dit qu’il avait un peu envie de fermer les yeux quelques secondes de temps en temps! 

 
Il y a vraiment de beaux endroits, 
mais le Casino-Hôtel que j'ai préféré est le Encore!

De retour à Québec, je reçois une superbe bonne nouvelle! Une équipe en Italie dans la 2e division voudrait que je joue pour elle. Réfléchir? Pas vraiment. Oui je veux! C’est un bon niveau, un club motivé, des bonnes conditions de vie. Le temps que mon visa de travail arrive, je suis restée au Québec jusqu’au 7 septembre. Wow! Alors que j’avais vraiment apprécié les 4 semaines en avril-mai, c’est 6 semaines ont été vraiment longues. J’ai encore une fois adoré passé du temps avec ma famille et amis, mais c’est parce que le monde travaille la semaine! J’ai quand même été à Baie-Comeau pour quelques jours, pour voir mon grand-papa, et mes tantes. Je n’y étais pas allée depuis 5 ans. C’est bon de sentir le Fleuve. J’ai aussi vu Steeve et Marie-Michelle, et leur nouvelle arrivée Juliette! J’ai aussi été présente pur la fête d’Annick et Val, encore aujourd’hui nommée mes colocs malgré les quelques deux milles kilomètres nous séparant! Annick et moi avons fait Saute-Mouton, qui part du Vieux-Port de Montréal pour aller sur les rapides du canal Lachine. C’était vraiment le fun et ont étaient bien détrempées, mais pas assez long comme expérience pour le prix des billets. J’ai aussi fait du tourisme sur le Mont-Royal avec Alex Lojen. J’ai habité 7 ans à Montréal, et je n’y étais jamais allée. Sans oublier la journée pluvieuse au Village des sports à Valcartier. J’ai vraiment aimé! Il n’y a pas d’âge pour s’amuser dans l’eau! La piscine à vague, toujours aussi plaisante, et dangereuse pour y perdre tout son bikini! Après la première vague, Kio, Syndie et moi avons dû resserrer nos maillots. Marc était bien correct lui! Alors que j’avais fait mes adieux quelques fois déjà, mon visa n’était toujours pas prêt, j’ai donc pu être là pour la fête d’Olivier, et visiter la nouvelle maison de Simon! Et j’ai aussi pu être présente pour le 50e anniversaire de mariage de mon oncle Fernand et de ma tante Ginette. C’était vraiment une belle soirée, et j’adore voir mes petits cousins! Et il a aussi mon cousin David et Isabelle qui ont eu leur petit bébé Charles! Vous êtes juste trop mignons tous les trois!

Finalement, le 7 septembre, départ pour l’Italie. Vol direct Montréal-Venise. Je pars rendue à la leçon 10 de mon livre usagé imprimé en 1970 intitulé L’Italien en 90 leçons et en 90 jours, et avec un goût de la nouveauté et de défis, autant pour la langue, pour la culture, et bien sûr pour le volley, puisque bien que ce soit en 2e division, le volley-ball en Italie est fort.

 Tout le groupe pour la fête d'Annick et Val, en partant de la gauche, Val, Annick, Sandrine, Andréa, Jean-Simon, Michel, moi, Catherine (en bleu), Julie et Émilie.
 Les deux soeurs, Audrey et Annick!
 Mes amies que j'adore!
 Mes tantes que je ne vois pas assez souvent, Renée et Denise
 Marie-Michelle, Steeve et Juliette à 1 mois. Des moments précieux
 Le fleuve sent si bon! 
 Mes parents et Lucette et Grégoire Dostie qui nous ont reçus à souper (sans oublier un oiseau suicidaire qui a foncé dans une vitre du carpote. Et ça leur arrive à chaque semaine!)
 Ma maman, moi et Lucette
 Ma grand-mère de 96 ans en chaise roulante nous a demandé si on pensait qu'elle pouvait aller cueillir des bleuets. Sans réponse pouvant la satisfaire, après un moment de silence, elle en est venue elle-même à la conclusion: "Pour moi j'aurais pas le pied assez solide", à laquelle nous avons acquiescé. On lui a donc amené des branches avec des bleuets! 
50e anniversaire de mariage de Fernand et Ginette Paradis, 
avec leurs enfants, Natasha, André et Alain
 Bébé Charles à moins d'une semaine et sa maman Isabelle
 Montréal c'est très beau, surtout du Mont-Royal!
À gauche, Baie-Comeau, à droite, Québec, 
l'autre côté du Fleuve, Rivière-du-Loup!
Bien que je raconte mes voyages ailleurs, 
le Québec, c'est vraiment beau.

dimanche 25 mars 2012

Paris, weekend du 9-11 mars

Mag (au centre), Ariane et moi... À Paris

Waouuhh!! Paris c’était tellement beau!
Je dois avouer avant de vous faire le récit de cette fin de semaine que je partais avec un préjugé envers Paris. Je me disais que Paris est une ville trop touristique, bourrée de touristes et de Parisiens. Ces derniers n’ayant pas une réputation de gentillesse et d’hospitalité exceptionnelle… Et je me disais aussi, une fois que tu as vu les bâtiments, ce ne sont que de la pierre et du métal…

Et bien qu’est-ce que j’avais tord! À chaque fois que je tournais un coin de rue, j’étais éblouie par un monument magnifique, sans me lasser de voir la complexité et les détails des constructions, gravures, statues et fontaines. Et presque toutes les personnes à qui nous avons parlé étaient sympathiques et contents de nous demander d’où nous venions et contents que nous visitions Paris.

Nous avons donc quitté Neuchâtel à 8h10 le vendredi 9 mars avec le TGV, Train Grande Vitesse, 200 km/h, néanmoins ralenti par le trafic local sur sa route. En 4h, ce train nous amène à la Gare de Lyon. Nous avons fait un petit arrêt au Train Bleu, un restaurant dans la gare dont les fresques et la décoration valent le détour!  De plus il y avait un serveur tout à fait charmant!
 Restaurant chic de la gare de Lyon

Notre hôtel était à 3 minutes de marche de la gare. MARCHE! Voilà qui est le verbe de notre escapade. Parce que le métro peut nous transporter du point A au point B, mais entre les deux, il y a tellement de coins coquets, de places animées, où de grands monuments à visiter. Donc pourquoi marché dans le métro? (Merci pour ce conseil Louise!)  Le vendredi, nous voulions marcher de l’hôtel à la tour Eiffel. Disons que c’était plutôt ambitieux comme projet, surtout qu’on passait notre temps à s’arrêter pour prendre des photos! Notre itinéraire ayant comme but les principaux centres d’intérêts indiqués sur une carte nous a fait passer par la Place de la Contrescarpe, avec de belles terrasses, puis par le Panthéon, impressionnant par son architecture, mais assez sale, puis longer le Jardin du Luxembourg (fermait à 19h). Nous avons mangé de petites pâtisseries, et pendant cet achat, la nuit est tombée! 
Corneille, devant l'Église Sainte-Étienne-du-Mont, à côté du Panthéon

Directions pour différents sites, plus ou moins historiques... 

Ensuite nous nous sommes rendues à l’église Saint-Sulpice. Devant, il y a une fontaine grandiose dont l’éclairage la mettait en valeur. C’est là qu’on s’est dit que jamais nous ne pourrions voir la tour Eiffel et être à notre rendez-vous à 21h30 dans le quartier de l’Opéra, de l’autre côté de la Seine… Alors on a décidé de se diriger vers l’Opéra. On a passé par des petites rues avec de beaux petits magasins, puis longé la Seine pour passer devant l’Institut de France, puis traverser un pont dont le grillage était bourré de cadenas avec des inscriptions d’amour. Cette vue de la Seine avec les édifices illuminés était vraiment belle. J’avais l’impression d’être privilégiée de voir cela. Malgré les automobiles qui longeaient la Seine des deux côtés, les passants qui traversaient le pont et les bateaux qui passaient en dessous, je me sentais dans un lieu de repos et serein. C’était étrange comme sentiment, je l’avais eu aussi lorsque j’étais en Valais, à la vigne à Farinet. Là-bas, c’est un lieu vraiment reposant. Je ne sais pas, c’est se tenir au milieu d’une ville qui a vécu tant de choses, tant d’événements. Je me demandais aussi pourquoi ces cadenas sur ce pont… Après une petite recherche, c’est une pratique débutée d’abord en Europe de l’Est, qui s’est ensuite répandue. Mais elle donne une touche personnelle à l’endroit. Tous ces couples qui ont indiqué leur amour à cet endroit!  
 Église Saint-Sulpice et sa fontaine magnifique

Du pont des Arts, vue du Louvre éclairé par un bateau-mouche

Pont des Arts avec les cadenas sur le grillage 

De l’autre côté du pont des Arts, c’est une cour du Louvre, mais pas du côté de l’entrée principale. Une magnifique église fait face au Louvre. Puis ensuite c’est une rue avec des hôtels très luxueux et des boutiques pour touristes. Il y a aussi eu la statue de Jeanne D’Arc, d’où nous pouvions aussi voir la tour Eiffel illuminée…Yéé!!! Puis c’est la rue chic, avec des magasins chics, mais à Paris comme à Montréal, il y a des constructions… ça nuit un peu au paysage…


Ensuite il y a eu la rue de la Paix, puis ce qui m’a fait un effet monstre, quand j’ai tourné la rue et que j’ai vu l’Opéra tout blanc et scintillant! J’ai fait un ohhh! Là, nos pieds et nos jambes ne demandaient qu’à s’asseoir! Un petit encas dans un resto-pub, puis ensuite on rejoint des amis rencontrés à Neuchâtel (ceux qui dansent presque comme dans un mosh-pit sur Alexandrie-Alexandra (plus tôt dans mon blog). Malgré nos jambes fatiguées, nous avons bien dansé! Puis ce fut la chasse au taxi. Ça c’est le véritable défi de Paris. Trouver un taxi après minuit. La galère! Dans la rue, il n’y a que des voitures de taxis… mais toutes pleines. Quand un taxi s’arrête, il y a des gens qui courent vers la voiture pour l’avoir! Et il y a des dizaines de personnes qui en cherchent. Il y a quelqu’un qui n’a pas compris qu’il y avait de l’argent à faire là! Au dodo. 

Je les adore!

L'Opéra, le plus beau monument, à mon avis. Si bien mis en valeur par l'éclairage.  

Levé à 9h, pour une journée chargée. Mais on ne marche pas jusqu’à la tour Eiffel. On prend le bateau-bus, qui nous transporte jusqu’au pied de la tour, en ayant la vue de Paris à partir de la Seine. La ville est si différente la nuit du jour.


La tour Eiffel. J’ai monté la tour du CN à Toronto en 2009, et je me disais… un tour, tu montes, tu regardes et puis après tu redescends… ça ne doit pas être si bien… Encore une fois je me trompais. J’ai bien aimé! Nous avons monté à pied jusqu’au 1er étage. Mangé au resto 58 Eiffel, nourriture bien mais sans plus. Par contre un service et un accueil exceptionnel! Ensuite on monte au 2e. Puis on prend l’ascenseur jusqu’au 3e. C’est fou ce que la hauteur change la vision de la ville. 7 300 tonnes et 2 500 000 de rivets. Une structure imposante, et à mon avis, très cool!
 Du bateau-bus sur la Seine. Vous devinez ce que l'on voit au loin!

Mag a vaincu son vertige! 


On redescend, puis on va prendre des photos devant la tour, depuis le Trocadéro.

Là, on marche encore, vers l’Arc de Triomphe, puis on fait les Champs-Élysées, qui, à mon étonnement, ne sont pas du tout des champs, où un jardin, mais plutôt une rue de boutiques et de restaurants! Ensuite c’est la Place de la Concorde avec l’Obélisque et beaucoup de fontaines et statues et autres petits monuments, autour desquels il y a un trafic monstre de voitures et de piétons. C’est une vison chaotique et vraiment pas uniforme. Puis c’est le jardin des Tuileries, avec fontaines et statues, qui mène vers la cour intérieure du Louvre. Tout le monde connaît le Louvre, que c’est un musée célèbre avec la Joconde, et une pyramide en verre. En planifiant le voyage, je m’étais dit que je devrais le visiter. Lorsque j’ai lu dans le guide que pour visiter correctement le Louvre, il faut 2 jours. Ça veut dire, quand qu’on reste à Paris pour 2 jours et demi… on ne visite pas le Louvre! Mais le guide propose aussi une visite rapide de 2h, en passant par des raccourcis! À nouveau, c’est la chasse au taxi. Il est 14h, on devrait réussir. En plus on est devant le Louvre! Mais non, échec. On a encore marché! Petite sieste bien méritée, puis on se rend en taxi (qu’on a appelé) devant la tour Eiffel illuminée… pour pouvoir l’observer au moment de son illumination, quelques minutes à toutes les heures. Et plus de photos! 

Macaron caramel et fleur de sel de Ladurée... miam

Obélisque et 2 filles qui sautent!

Beau... Louvre

Yééé!

MP devant la tour Eiffel illuminée

Détour jusqu'à la tour Eiffel pour la voir illuminée! Smile!

Puis nous avions tellement eu de plaisir la veille avec les amis français, que nous les avons rejoints à nouveau au J’Go, un bar à vin et tappas. Nous y avons mangé du foie gras et des cœurs de canard. Malgré un aspect… de cœur, avec l’aorte qui sort, ça avait très bon goût! Et puis nous sommes retournés danser! Et puis c’était encore la chasse au taxi… réussite après 2 km de marche. Nous avons remercié au moins 5 fois le chauffeur d’exister! 
Julien et Yan, qui nous ont fait découvrir le J'Go. Soirée vraiment drôle! 

Le lendemain, il faut se lever si on veut visiter Sacré-Cœur! C’est difficile… Mais pour bien profiter du court voyage, il le faut! Mais encore on utilise un taxi, qui nous dépose à la Place du Tertre, avec boutiques pour touristes et des peintres qui trouvent tout le monde si beau! Et l’église du Sacré-Cœur. Une messe avait lieu, et les touristes (dont moi) continuaient à circuler autour des bancs et derrière le prêtre et la chorale. J’ai vraiment été émue par cette église. Par contre, DANS l’église, il y avait un magasin pour acheter des souvenirs. Il y avait aussi des machines distributrices pour acheter un médaillon de l’église. Je comprends que c’est seulement l’argent des donc qui permet d’entretenir l’église, mais ça rend le tout un peu commercial.


Devant l’église, un joueur de violon, un grand jardin, des touristes parlant toutes les langues. Nous avons fait un tour de carrousel! Puis continuer notre marche dans le quartier de Montmartre, plus au sud de Sacré-Coeur. De ce que j’ai visité, c’est dans ce quartier où je pourrais vivre. Beaucoup moins de touristes, et si coquet!

But de la photo: Trouvez le chat! 
Place du Tertre, au pied de l'Église Sacré-Coeur

Devant le Sacré-Coeur

Retour en taxis à l’hôtel avant le retour vers Neuchâtel. Quelle fin de semaine bien remplie! Pas vraiment reposante, mais si excitante!

* Merci à Ariane, puisque quelques photos sur ce blog ont été prises par elle!